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Étoile
Baby Yuri
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MessageSujet: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Jeu 1 Mai - 14:10

Salut, je ne sais pas trop si cette histoire sera longue ou courte mais je tenais à la poster, je tiens à dire qu’elle est inspirée d’une histoire vécue par moi et par une autre amie. Bien entendu, j’ai ajouté certaines modifications. Je précise qu’en italique, c’est Ariane, la narratrice, en italique bleu, c’est Zahia, en italique brun c’est Marilyne et en normal, c’est un narrateur qui n’a pas rapport dans l’histoire. C’est un peu mêlant, je sais, mais c’est essentiel pour comprendre l’histoire.

Professeure




Chapitre 1



Salut, je m’appelle Ariane, je suis née de 1er janvier 1994 au Québec, Canada, dans la grande métropole de Montréal. Je suis la troisième d’une famille de huit enfants. Mon père se nomme Jean-Pierre Huard et ma mère, Michelle Proulx. J’ai un grand frère de cinquième secondaire, Jonathan et un autre de secondaire 3, Nicolas. J’ai une petite sœur de 6ème année, Clara, un petit frère de 4ère année, Xavier, deux petites sœurs de 3ème année, Léa et Sabrina, un petit frère de maternelle, Yannick, et finalement, une autre petite sœur qui a 7 mois, Émilie. En plus, je vis avec ma grand-mère paternelle, Jacqueline Lupin Huard. Une grande famille de ploucs. Et le terme est poli. Il n’y a que Yannick et Émilie qui ne sont pas encore crétins, ils sont trop jeunes. Voici mon histoire, l’histoire d’amour la plus horrible qui soit.



Tout a débuté l’an passé, alors qu’à 12 ans, j’entrais au secondaire. Tant d’excitation, je poursuivais mon programme intensif de musique. J’avais pratiqué mon violoncelle plusieurs semaines avant de débuter pour me remettre en forme. Malheureusement, seules 3 de mes 8 amies du primaire allaient me suivre à notre nouvelle école : Agathe, Marilyne et Geneviève. L’une d’elle était partie pendant trois mois à Londres avec ses parents pour des vacances. Je ne l’avais pas revue depuis tout ce temps, et quand je l’ai revue, j’ai été stupéfaite.



Ses cheveux bruns, devenus plutôt longs, avaient cessé de friser et étaient maintenant pleins de volume, soyeux, longs. Ses yeux noisette avaient prit une étrange teinte de flamme, et elle avait un joli bronzage d’été. Cette fille n’avait jamais été très grande ni très formée, mais en trois mois, il me sembla qu’elle ressemblait enfin à une préadolescente. Je n’ai pas tout de suite comprit ce qui m’arrivait. Avant, l’idée d’être lesbienne me dégoûtait. Mais quand j’ai revu Marilyne pour la première fois depuis 3 mois, j’ai été séduite. J’ai su que je l’aimais dès que je l’ai revue ainsi, dans son uniforme, son violon à la main. Elle m’a avoué un mois et demi plus tard qu’elle m’aimait, et on s’est mises à sortir ensemble.



Mais voilà. Nous étions des pions dans la bande de gens populaires de notre année. La chef de la bande : Alexandra, aidée de ses deux copines idiotes Paméla et Julie. Cette fille avait tous les gars qu’elle voulait, pourtant elle était méchante et pas franchement jolie… Un jour, Julie nous a vues, Marilyne et moi, en train de nous embrasser. Elle a colporter la nouvelle, et bientôt, tout le monde, même Agathe et Geneviève, nous on délaissée, nous ridiculisant sans arrêt, ayant même jusqu’à fouiller dans nos affaires dans l’espoir de trouver des détails croustillants de notre vie amoureuse. Mais des filles qui n’étaient pas en musique sont venues vers nous. Megan, Nadine, Zoé, Emma, Marie-Kim, Stéphanie et Lisa sont arrivées. Megan, leader du groupe, sortait avec Emma, Stéphanie avait une blonde à l’école d’à côté, une école publique, Lisa aimait une fille de sa classe… bref, elles étaient toutes comme nous. Bisexuelles.



Mais ça n’arrêtait pas. Alexandra revenait à la charge constamment, riant même de mes amies et nous prenant même en photo chaque fois qu’on se touchait, même lorsque ça n’avait rien de choquant, d’anormal, une tape sur l’épaule, c’est normal !



Pourquoi est-ce que personne ne l’a comprit ?





Chapitre 2



Un jour, j’ai demandé à Megan comment ça s’était passé lorsqu’elle avait avoué à ses parents qu’elle sortait avec une fille. Elle a dit que ses parents avaient été très surpris et avaient même cru que c’était une blague au début, mais qu’ils avaient fini par l’accepter. Quant à Stéphanie, beaucoup de membres de sa famille l’étaient, donc elle n’avait pas eu à s’en faire. Emma avait d’abord eu un peu de misère mais ses parents l’avaient acceptée.



Moi, ça ne s’est pas du tout passé comme ça.



On était à table. Mes grands frères étaient à une retenue, Clara et Xavier étaient chez leurs amis, Léa, Sabrina et Yannick jouaient dans leurs chambres, ma grand-mère était au bingo… j’ai jugé que c’était le moment opportun.

-Papa, maman, il faut que je vous parle de quelque chose… ai-je commencé.

-Vas y, on t’écoute, dit ma mère en donnant de la purée à Émilie.

-Tu te rappelles, mon amie qui est allée à Londres tout l’été, Marilyne ? Eh bien, c’est beaucoup plus que mon amie...

Ma mère a laissé la cuillère pleine d’une purée beige en suspens, laissant le bébé s’agiter pour l’atteindre, et mon père a arrêté de manger.

-Ce que je veux dire, c’est que je sors avec elle, finis-je.

Le regard de ma mère s’est un peu perdu, et mon père a semblé en colère.

-Écoute, je vais y aller franchement, Ariane, répondit-il. Je refuse que tu sortes avec une fille, et c’est indiscutable. Surtout pas avec cette… Marilyne.

-Qu’est-ce que t’as contre les lesbiennes ? m’exclamais-je, sentant la colère m’enflammer. Et contre Marilyne ?

-Tu es trop jeune ! Tu sais très bien que pour avoir ce genre de relation, ça doit venir avec du sexe et tu n’as que 12 ans ! De plus, les parents de Marilyne seront d’accord avec moi et elle te quittera sans ménagement !

-Je suis entièrement d’accord avec ton père, ajouta ma mère. De plus, il est clair que malgré ce que l’on en dit, l’homosexualité est une maladie mentale ! Je suis si heureuse d’avoir huit enfants en santé mentalement et physiquement, ne t’invente pas de maladie à cause de cette fille.

-Non ! hurlais-je en me levant. Tout ce que vous dites est faux ! Je ne suis pas malade, je n’ai pas besoin de coucher avec elle pour l’aimer ou pour me faire aimer, et je ne la laisserai pas ! Je l’aime, quoi qu’on en dise !

J’ai courut m’enfermer dans ma chambre, complètement anéantie.


Restait à en parler à ma grand-mère. Mais elle était vieux jeu, et je redoutais de devoir lui dire que j’aimais une personne du même sexe que moi. De toute façon, mes parents s’en chargeraient pour moi et toute la famille allait le savoir dans trois jours à peine. Car trois jours après, ma cousine Sandra, qui a le même âge que moi, m’appela pour me rire au nez. Je ne m’en souciai pas : j’endurais cela depuis 5 mois maintenant.



Les parents de Marilyne ne s’en sont pas tellement souciés. Ils ont dit à Lylyne « c’est ton choix ». Ils ont dit oui ! Alors pourquoi pas mes parents ?



À partir de ce moment là, tout a changé. J’ai teint mes cheveux bruns en noir. Je me suis fait faire un piercing sur le sourcil droit et sur la lèvre côté gauche. Je me suis habillée en punk : pantalons et jupettes à carreaux, têtes de morts partout, colliers de chien, bracelets à épines… Et mes parents disaient « encore la faute de cette Marilyne ». Un jour, je leur ai simplement répondu « pas à cause d’elle mais à cause de vous ». Ma vie a changé en deux semaines.



Mais j’aimais toujours Lylyne, et je l’aime toujours. Sauf que là, l’année a fini, je partais avec toute la famille en camping pendant deux semaines et Marilyne s’en allait à Hawaï avec ses parents pour deux mois. Deux longs mois sans elle… Je recevais parfois des e-mail d’elle mais ce n’était pas assez… Et puis mes parents, toujours à lire mes trucs, croyant qu’on parlait constamment de sexe et du reste…



Heureusement et malheureusement, l’école a recommencé. Je dis heureusement parce que j’ai revu Marilyne, et je dis malheureusement parce que j’ai rencontré...



Zahia Milad.





Chapitre 3



Première journée de cours, le 1er septembre. Les élèves en uniformes se rendent à leur premier cours, qui sera surtout pour présenter le programme de l’année. Plusieurs élèves de deuxième secondaire sont fébriles. Ils vont débuter leur premier cours de musique dans l’orchestre de l’année. Tous ont paré leurs instruments et se sont pratiqués quelques semaines avant. Ariane pinçait délicatement les cordes de son violoncelle, produisant une étrange musique pour passer le temps. Enfin, les portes du théâtre, qui servait à accueillir les élèves de secondaire 1 et 2, s’ouvrirent. Ariane s’assit à la même endroit qu’avant, soit à la deuxième rangée, complètement à droite du point de vue du publique. Elle vit s’asseoir près d’elle une fille qu’elle n’avait vue, une secondaire 1 sans doute. La septième violoncelliste.

-Salut, je m’appelle Amélia, et toi ? demanda-t-elle.

-Moi c'est Ariane, contente de voir qu’on ne sera pas juste cinq cette année ! s’exclama Ariane.

La directrice du programme musical, Andrée Masson, demanda l’attention de tous.

-Bienvenue à tous et à toutes pour une première ou une deuxième année à l’Académie Blanchard dans le programme musical intensif ! Comme les deuxièmes secondaires le savent, Serge Lemieux, professeur et chef d’orchestre, a prit sa retraite pour pouvoir prendre soin de ses enfants et de ses petits enfants. Mais nous avons trouvé quelqu’un de merveilleux pour le remplacer. Je vous présente Zahia Milad.

C’est alors qu’Ariane la remarqua pour la première fois. Zahia n’était pas très grande sans être petite, elle était fine, mince, devait avoir dans la fin vingtaine ou la début trentaine. Elle avait de longs cheveux noirs lui arriva dix centimètres en bas des épaules et des yeux verts magnifiques. Elle devait venir du Moyen-Orient. Elle était belle et… Ariane ne comprit pas tout de suite ce qui se passa en elle. Elle était… comment dire… indescriptible, désirable ? « Elle est trop vieille pour moi, » songea Ariane. Pourtant, son cœur battait de façon étrange, la même façon dont il avait battu quand elle avait revu Marilyne pour la première fois depuis trois mois.

-Salut ! dit joyeusement Zahia tendit que la directrice partait. Je me suis déjà fait présenter, mais contrairement à la plus part de vos profs, je n’exige ni le vouvoiement ni le « Mme ». Mon nom, c’est Zahia tout court.

Les élèves relaxèrent. Ce n’était pas une prof sévère.

-C’est la première fois que j’enseigne au privé et j’ai comme l’impression que ça va bien aller.

Elle leur présenta le plan de l’année, les endroits où ils allaient aller… et Ariane la regardait, comme captivée. En avant, un garçon s’était retourné. Amélia lui donna une tape dans le dos pour qu’elle le regarde. Pascal, en avant, passait un commentaire désobligeant sur Marilyne et elle. Ariane n’écouta pas, préférant ce que disait la prof.



Vint le temps de quitter le cours. Le groupe avait fait quelques gammes, sans plus. Ariane remit son violoncelle dans son étui et sortit à la hâte, dérangée par les sentiments qui l’avaient assaillie pendant le cours.

Qu'est-ce qui lui arrivait ?


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MessageSujet: Re: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Jeu 1 Mai - 15:55

Histoire intéressante. J'éspère qu'il y aura une suite!
J'ai bien aimé le moment où elle dit la vérité à ses parents. On arrive bien à sentir la tension. Mais c'est dommage que des parents réagissent comme ca... Sad
Donc voilà j'ai bien aimé continue. Very Happy
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Morgane
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MessageSujet: Re: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Jeu 1 Mai - 16:16

J'aime beaucoup l'histoire et surtout j'attend la suite avec impatience !!!
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MessageSujet: Re: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Ven 2 Mai - 1:56

~Malheureusement, beaucoup de parents pensent comme ceux d’Ariane ! Ceux de ma copine en font partie. Et aussi, heureuse que cette histoire vous plaise ^^.

Voici donc, déjà, quelques autres chapitres, qui prouvent que les couteaux volent bas même entre profs XD, et qu’il n’y a pas que les élèves qui n’aiment pas leur école… Je vais bientôt rajouter comme narratrice Zoé, qui écrira en italique violet.



Chapitre 4




Une école privée. Bon. Ça paye, c’est clair, mais de devoir me balader en tailleur avec une cravate et de voir des étudiants si parfaits me donne la nausée. Je n’aime pas cette atmosphère de perfection. Les élèves ont l’air de vouloir crier « libérez nous » mais ils sont tellement surveillés qu’ils n’ont plus aucune liberté. Mais je n’ai pas le choix.



Je m’appelle Zahia Milad, je suis née à Beyrouth le 30 mai 1977. Mon père est assassiné car c’était un riche homme d’affaire et ma mère a immigré au Québec. Je suis enfant unique et je n’ai jamais vraiment souffert de mon passé lointain. C’est le passé proche qui me soule. J’ai rencontré ma classe pour la première fois aujourd’hui, à 9h40, dans le grand théâtre de l’Académie Blanchard. Un orchestre merveilleux, ils jouent très bien. Mais ce n’est pas ma gang de l’an passé. C’est celle d’un vieux sévère qui est parti prendre sa retraite.



Quand j’ai commencé à faire du violon, à l’âge de 7 ans, j’ai détesté ça. Je trouvais ça trop aigu et trop près de mon oreille. Ma mère m’a fait essayer le violoncelle quand j’ai eu 13 ans. J’ai adoré ça. En regardant mes élèves, j’y ai pensé. Dire que je ne reverrai peut-être jamais ma pauvre mère…



J’ai fait la connaissance de mes collègues aujourd’hui. L’une d’elle s’appelle Diane Roberge. C’est la professeure de mathématiques de mes élèves de secondaire 1 et 2. Je la trouve vraiment gentille. J’ai aussi fait la connaissance du professeur de l’harmonie, Michael James. Il est plutôt gentil lui aussi. Cependant, quand j’en suis arrivée à la professeure d’anglais des secondaires 2…



Je suis entrée dans la salle des professeurs de langue avec Arielle Lafortune, professeure de français de mes élèves de secondaires 4 et 5. Mme Olivia Morin, cette femme plutôt âgée, s’est approchée de moi et m’a regardée de la tête aux pieds.

-C’est… c’est elle ? a-t-elle articulé.

-Oui, répondit Arielle.

-Trop maigre, ajouta Olivia. Et votre cravate est mal mise. Comment cela se fait-il qu’une femme si jeune, d’origine arabe en plus, puisse avoir été engagée ?

J’ai serré les poings et j’ai ravalé ma colère.

-Ce doit être parce que je suis vraiment exceptionnelle !

Olivia est partie et je l’ai regardée s’en aller avec des fusils dans les yeux.

-Olivia est toujours comme ça, soupira Arielle. Ne le prend pas personnel.

Je ne l’ai pas prit personnel. De toute façon, je ne compte pas rester longtemps. Je déteste cette école.

¤~¤



Ce soir là, Ariane allait faire ses devoirs chez Marilyne. Elles finirent par une pratique en duo. Alors qu’elle rangeait son violoncelle, elle sentit Marilyne se coller contre elle. Ariane l’embrassa délicatement. Mais lorsqu’elle éloigna son visage de celui de son amour, elle crut entre apercevoir celui de Zahia. Ariane cligna des yeux et un éclair d’incertitude passa dans ses yeux. Lylyne le perçut et caressa le visage d’Ariane.

-Qu’est-ce qui se passe ? dit Mari’.

-Je réfléchissais, c’est tout… répondit Ariane en l’embrassant à nouveau.

Mais elle savait que ce n’était pas tout, car elle avait peur de ce qu’elle ressentait, comme lorsqu’elle avait revu Marilyne après les vacances de l’an dernier… Elle sentit une main passer dans ses longs cheveux noirs. Puis, elle regarda le cadran. Il indiquait 17h50. Pour aller chez Marilyne au moins une fois par semaine, Ariane avait fait croire qu’il y avait des pratiques de kick-boxing le lundi soir et le jeudi soir, alors qu’en réalité il n’y en avait que le jeudi soir. Mais la fausse pratique était finie depuis vingt minutes ! Ariane salua prestement Marilyne avant de prendre son sac et son violoncelle.



Ariane sortit avec son sac et son violoncelle et rentra chez elle, des images de Zahia et de Marilyne inondant son esprit.



Elle était si partagée.





Chapitre 5



Bonjour ! Je m’appelle Marilyne Sampourpre, je suis née le 18 décembre 1993. Hier, j’ai vécu une journée terrible.



Je suis entrée à l’école. Des murs de pierre grise, avec l’intérieur bleu clair et vert. On dirait un hôpital, j’en ai le goût de dégobiller. C’est laid, que c’est laid ! Mais au moins, je suis de retour au Québec. Hawaï, c’est bien quand on y va l’hiver, mais l’été, et pendant deux mois en plus, ça sape le moral et… ça m’éloigne de ma belle Ariane. Quand je l’ai revue, j’ai voulu la prendre dans mes bras et l’embrasser, mais… j’étais à l’école, et Paméla nous regardait sans aucune discrétion, nous fixant ouvertement. Non mais quel culot !



Et puis, il y a Alexandra qui est arrivée avec sa bande de copines vaches et m’a demandé comme si c’était rien « qui fait l’homme dans le couple ? » J’ai voulu la frapper mais ma conscience m’a recommandé de me la fermer.



J’ai saisit mon violon et j’ai été m’asseoir à ma place. En arrière de moi, deux gars immatures, Jordan et Loïc, ont tapoté sur le dossier de ma chaise et on dit « c’est vrai que tu préfères les nichons aux pénis ? ». Je n’ai rien répondu. Les insultes pleuvent toujours la première journée.



La directrice nous a fait son fantastique blabla et nous a présenté Zahia Milad, la nouvelle prof. Elle a l’air cool. Ça nous changera de M. Lemieux.



Après l’école, Ariane a prit mon autobus et on est allées chez moi. On a fait nos devoirs, on a joué de la musique, on a discuté et… pour la première fois depuis deux mois, je l’ai embrassée. Aaaah… je l’aime tellement !



Mon bonheur a baissé d’un cran au souper. Quand Ariane est partie à la hâte, pressée, je suis descendue lui dire au revoir. Je suis donc passée à table. Je rêvais d’Ariane tout en faisant tourner mes spaghettis autour de ma fourchette. Mon père s’est assis et m’a dit qu’il devait me parler. Ma mère était à une conférence, alors j’étais seule avec lui.

-Marilyne, tu ne plus continuer cette relation avec Ariane, lâcha-t-il.

-Pourquoi ? demandais-je.

-Tu as vu ce qu’elle est devenue ? répondit mon père. Une punk, elle a des piercing, les cheveux noirs et porte des têtes de morts tout le temps ! Je ne veux pas que tu sois influencée par ce genre d’attitude !

-Mais papa, tu sais bien que je n’aime pas ce style ! dis-je. C’est Ariane que j’aime, pas son style !

-Dis lui que si elle ne change pas, je ne veux plus que tu la vois.

Je soupirai et je finis mon repas en silence. Je ne veux pas brimer Ariane dans sa liberté d’expression… j’espère qu’elle ne m’en voudra pas…
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MessageSujet: Re: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Ven 2 Mai - 12:18

Bonne suite^^.
Continue surtout, ne t'arrete pas. Very Happy
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MessageSujet: Re: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Sam 10 Mai - 0:08

~Nouveaux chapitres ! L'un très long et l'autre plutôt courts.


[b]Chapitre 6



[2 semaines après]



Je m’appelle Zoé Savard-Bruneau. Je suis née de 27 mars 1994. Mais je ne suis pas là pour vous parler vraiment de moi. Je veux vous parler d’elle. De celle que j’aime et que j’admire. Jamais je ne pourrai lui dire, mais je l’ai assumé il y a longtemps. Elle s’appelle Zahia.



Est-ce que je suis folle ? Folle d’amour pour quelqu’un qui a presque vingt ans de plus que moi ? Je me le suis demandée lorsque j’ai sorti ma trompette pour la première fois depuis longtemps, dans le fond de la salle d’orchestre, et qu’au loin j’ai vu cette femme qui semblait tout droit arrivée du Moyen-Orient. Une femme magnifique, à l’apparence mature, est celle qui fait battre mon cœur. Toutes mes amies sont bisexuelles. Moi, j’ai déjà trouvé certaines filles séduisantes, j’ai déjà brièvement aimé mon amie Emma, mais la voir sortir avec Megan m’a vite découragée. Mais maintenant, je sais que j’ai trouvé l’âme sœur. Même si jamais elle ne pourra le savoir.


Je suis rentrée chez moi le cœur en miettes, car vous savez ce qui se passe quand on aime quelqu’un d’un amour impossible… c’est tellement frustrant. Surtout que je me sens un peu stupide d’aimer ma prof, c’est tellement étrange…




Ça fait quatorze jours. Mes parents sont toujours absents, au travail, et moi, j’ai appelé ma meilleure amie Lisa. J’avais besoin de parler à quelqu’un qui me comprenait, parce que Lisa aime Frédérique, mais elle, elle n’est pas du tout attirée par les filles.

-Salut Lisa ! C’est Zoé ! Je voulais juste te parler ! Comment tu t’es sentie quand t’as sur que Fredie t’aimais pas ?

-Pourquoi tu veux savoir ça ? demanda la voix au bout du fil.

-Parce que… je vis à peu près la même chose.

-Avec qui ? questionna ma curieuse amie.

-Je te le dirai si tu me le dis !

Il y eut une pause.

-Ben… au début, j’étais anéantie, c’était comme si le monde s’effondrait autour de moi. J’ai même un peu insisté avant de tenter de me suicider, comme tu le sais. Mais j’ai fini par comprendre. On ne peut forcer personne à nous aimer. C’est comme ça.

-Merci, vieille !

-Mais tu…

Je ne laissai pas mon amie finir sa phrase et je raccrochai le téléphone. Je suis allée m’étendre sur le dos dans mon lit. J’avais mal au cœur. Ce que m’avait dit mon amie ne m’avait pas tellement encouragée. Je me suis endormie toute habillée.

¤~¤





Je suis EN-RA-GÉE !!! Je déteste ma mère !!! Je déteste mon père !!! Je déteste Alexandra !!! Je déteste Mme Morin !!! Ils me pourrissent la vie ces sals homophobes !!! JE LES DÉTESTE TOUS ET CHACUN !!! Il n’y a que deux personnes que je ne déteste pas et c’est Marilyne et Zahia !!!


Tout a commencé hier, quatrième période, anglais. Je dormais littéralement sur mon bureau, étant plutôt callée en anglais et m’ennuyant ferme à chaque cours. J’étais fatiguée, je revenais d’un cours de gym. Mais mon énergie est remontée d’un cran suite à une remarque. Le thème en anglais était « les différences sont humaines » ou, « differences are human ». Je n’aime pas ce sujet où on parle des lesbiennes, des gays, des bi et de d’autres personnes comme de bêtes de foire, comme de gens d’un monde parallèle alors que nous, on est dans notre petit monde fermé et parfait…



Alors Mme Morin s’est remise à parler d’homosexualité.

-There are people in this school that are like that, dit-elle.

-Like Ariane and Marilyne ! s’exclama haut et fort Alexandra.

Je suis devenue rouge de colère et de honte alors que les autres s’esclaffaient. J’étais contente de ne pas être dans la même classe que ma petite amie, pour une fois. Cela lui évitait d’entendre ça.

-I don’t care when you’re lying, Alexandra, a sèchement répondu la professeure.

-But it’s true !

-That’s not possible, they are too young.

-Quoi ? m’exclamais-je.

Je me suis levée brusquement, fâchée.

-Il n’y a personne pour me dire qui je dois aimer et comment je dois le faire !

-Sit down, Ariane, or I will go search the principal

-Ta gueule ! J’en ai assez de vous entendre me dire quoi faire ! Je ne veux plus rien savoir ! Alors je m’en vais !

Je ramassai mes affaires et je m’enfuis à toutes jambes. Je suis allée me cacher dans l’arrière scène de la salle de l’orchestre, et je regardais ma belle Zahia donner un cours aux secondaires 5. Derrière les rideaux noirs, on ne me voyais pas, avec mes pantalons carottés noirs et mauves, avec mon gros chandail noir rayé rouge, mes bottes cloutées, mes cheveux noirs et mes gants de filets, on ne me jetait plus de regards noirs parce que je suis punk. Parce que j’étais seule.



D’ailleurs, j’ai entendu la cloche sonner. Les élèves sont sortis et ma prof est descendue du podium.

-Tu peux sortir, maintenant, a dit Zahia en déposant sa baguette de chef sur son énorme lutrin.

J’ai été un peu surprise de l’entendre me parler. Je me suis hisser à quatre pattes hors de l’arrière-scène. Elle s’est tournée vers moi.

-Qu’est-ce qui s’est passé, Ariane ?

J’ai eu envie de me mettre à pleurer et de me faire consoler, mais je ne l’aurais jamais fait. Et de toute façon, Olivia Morin est arrivée, ouvrant la porte à volée.

-Mme Milad ! s’exclama-t-elle de sa voix de vieille bique. J’ai à vous parler à propos de Mademoiselle Huard, et je tiens à ce qu’elle soit présente.

Je lui ai jeté un regard menaçant. Elle voulait encore me rabaisser, m’humilier, devant Zahia en plus ! Salope !

-J’écoute, a dit Zahia.

-Cette petite enfant gâtée a piqué une crise de nerf dans MA classe, pendant que je donnais MON cours. Et EN PLUS, à propos d’un sujet bien trop sérieux pour elle !

-Quel était ce sujet ? répondit ma prof du musique.

-Dis lui, Ariane, dit de façon moqueuse Olivia.

Je me suis sentie rouge de colère et je l’ai regardée de façon menaçante avant de baisser la tête et de marmonner :

-Je me suis fâchée parce qu’elle me croit trop jeune pour être bi.

-Plus fort ! répondit Mme Morin, presque euphorique.

-Ça va, j’ai compris, a répondit sèchement l’autre. J’aimerais que vous sortiez, je vais arranger le tout.

-D'accord, je vais appeler ses parents.

Olivia est partie avec son sourire méchant, m’enlevant un poids de sur les épaules. Restait toujours à régler l’humiliation que je venais de recevoir.

-Écoute, Ariane, si tu ne veux pas me le raconter, je te respecte, mais j’aimerais beaucoup savoir ce qui est arrivé.

C’est là que j’ai tout déballé, depuis le début de l’an passé, et je me suis rendu compte que c’était la première fois que j’en disais autant. J’avais le goût de pleurer mais je n’ai pas réussi.



C’est à ce moment que mes parents sont arrivés. Mon père était furax et ma mère avait honte de moi. Mon père m’a sortie hors de la classe pour faire un sermon. On est partis.



Chapitre 7


-Comment as-tu pu oser, Ariane Huard ? a crié mon père lorsqu’il entra avec sa femme et sa fille. Comment as-tu pu contourner notre interdiction ! Vous les adolescents n’êtes que des ingrats qui ne se rendent jamais compte de ce que l’on fait pour leur bien !

Avec son violoncelle et son sac, elle se dirigea vers sa chambre.

-Je n’ai pas terminé ! Pourquoi ne veux-tu pas nous écouter ?

-Parce que je sais autant que toi ce qui est bon pour moi.

Alors elle entra dans sa chambre et ferma la porte, puis la barra. Elle jeta brutalement son sac sur le sol et se laissa tomber dans son lit, les yeux secs. Un horrible mal de crâne avait enflé son cerveau et elle se recroquevilla. Elle reçut un appel de son amie Zoé. Le téléphone à la main, couchée en boule, elle écouta.

-Hey, Ariane ! s’écria-t-elle. J’ai vraiment pas aimer ça, l’humiliation que t’as faite la prof d’anglais, c’est une sale vache ! C’est chien ! Pourquoi Alexa a parlé de Lylyne et toi ? Elle aurait pu parler de Steph, Emma, Megan, Marie, moi…

-Qu’est-ce que tu veux, Alexandra me déteste depuis le primaire… c’est pas de si tôt que ça va changer.

-Je vais vraiment en parler à ma sœur, elle est en secondaire 4 et elle est comme nous, elle va comprendre.

-Non, ça va… mêle pas Jade à ça… elle fit une pause en entendant sa mère l’appeler. Je vais aller souper, bye !

Elle raccrocha et se leva. Elle traîna ses pieds jusqu’à la cuisine.

¤~¤




Dans la vie, il y a des gens qu’on adore dès le premier coup d’œil. Je ne connais pas de personne comme ça. D’autre qui sont plutôt sympathiques et deviennent nos amis. C’est le cas d’Arielle et d’Albert. Certaines deviennent des connaissances appréciées, telles que la plus part de mes collègues.



Il y en a qu’on ne peut pas blairer. Je parle bien sûr d’Olivia Morin.



Aujourd’hui, quelque chose qui me donnait une impression de déjà vu est arrivée. Ariane Huard, l’une de mes élèves de secondaire 2, s’est cachée dans l’arrière-scène pendant la moitié du cours. Ça ressemble à l’histoire de Raphaëlle l’an dernier… mais je vais m’efforcer de ne pas y repenser. Quand mes élèves sont partis, je lui ai dit de sortir de là. Elle s’est extirpée de son trou et je lui ai demandé ce qui n’allait pas, elle allait me le raconter quand cette sale Morin est entrée comme une furie dans ma classe et m’a parlé de la conduite dérangeante et colérique d’Ariane. Bon. Je ne défends pas souvent les élèves, mais là, c’était trop. Cette fille s’est sentie attaquée et très mal. Elle a subit une humiliation. Et tout ce qu’a trouvé Mme Morin pour elle, ça a été d’appeler ses parents, qui m’ont paru enragés quand ils sont arrivés. Je l’ai regardée avec pitié quand elle est partie. Je vais devoir régler ça, qui sait si il lui arrivera la même chose qu’a Raphaëlle ?



Je suis rentrée à 11h ce soir. J’ai corrigé, préparé des concerts et vu des cas d’élèves jusqu’à 8h40. Je suis allée manger, j’ai été prise dans un bouchon et je suis arrivée chez moi. Je me suis couchée tout de suite, déprimée. Tant de mauvais souvenir me reviennent...



J’aimerais tant ne jamais avoir vécu tout ça.
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MessageSujet: Re: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Sam 10 Mai - 13:07

Very Happy Yes!
Franchement c'est vraiment une s***** cette prof d'anglais! Elle a qu'à s'occuper de ce qui la regarde! Evil or Very Mad Moi j'aurai jamais eu de problème comme ca avec mon prof il était homosexuel.^^
Par contre ma prof d'anglais acutelle... je sais pas.

Enfin continue comme ca! Toujours aussi bien
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MessageSujet: Re: Professeure [j'accepte tout commentaire]   Mar 3 Juin - 13:55

Chapitre 6



Après la journée d’hier, je peux vous dire que j’étais hyper contente de savoir que je n’avais pas d’anglais aujourd’hui ! À l’horaire : français, histoire, éducation physique et musique. Quand je suis arrivée à l’école, j’ai remarqué une fille. Elle s’appelle Annabelle, c’est une vraie Tomboy, du genre qui a les cheveux courts, habillée en gars de style skate. Elle tourne autour de Marilyne et je n’aime pas ça. D’ailleurs, j’ai un peu forcé Anna à se tirer. Je suis arrivée, comme si de rien était.

-Anna, les cours commencent dans cinq minutes… que j’ai dit.

-J’ai le temps.

-Ouais, mais t’es avec cette hystérique de Mme Morin, alors bye !

Elle est partie en me regardant un peu comme si j’étais conne, mais elle n’a rien dit. J’ai prit Lylyne dans mes bras, même si on nous regardait un peu croche.

-J’ai entendu dire pour hier… Alexa est une sale connasse ! m’a-t-elle murmuré à l’oreille.

-C’est pas grave, on a l’habitude, pas vrai ?

Elle m’a sourit et a déposé un baiser frais sur ma joue. On a discuté pendant quelques minutes jusqu’à ce que la cloche ne sonne. Elle se rend en mathématiques. Chanceuse… moi je suis barrée en français, la deuxième matière que je déteste le plus, après l’anglais, bien évidemment.



Je marche dans les couloirs sinueux de l’école en direction du local « A1-412 ». J’ai pas envie d’être ici. Je croise Caroline et Mélinda, deux pipelettes qui sont avec moi en cours. Elles me jètent des regards amusés et écoeurés à la fois. Je n’ai rien à me reprocher, alors après leur avoir jeté un regard foudroyant, je pars. J’en ai assez de ces regards. Peut-être que je suis complètement paranoïaque, mais on dirait que tout le monde que je connais me regarde. J’entre enfin dans la classe et je m’asseye à un bureau reculé de la classe, dans un coin sombre. De là, je vois tout ce qui se passe, donc pas facile de me jouer dans le dos. La deuxième cloche sonne. Comme toujours, William arrive en retard. Il s’asseye près de sa blonde et le cours commence. Un cours long et monotone qui porte sur je ne sais plus quel temps du verbe Trembler. Finalement, lorsque la cloche sonne, je ramasse mes affaires en toute hâte. Alors que tout le monde sort, la prof se dirige vers moi.

-J’ai entendu dire pour hier.

Ah bon ! Alors toute l’école est au courrant ?

-Si jamais tu sens le besoin d’en parler, je suis là.

Ta gueule. Il n’y a personne qui comprend. Il n’y a aucun problème, putain ! J’aime les filles, ça vous dérange ? Dans la vie, il y a pleins de gens comme moi ! Alors j’hoche prestement la tête et je quitte enfin la classe. Les gens qui veulent nous forcer à ce qu’on se confie à eux, ça me dégoûte.



Le reste des cours est ordinaire. Le cours de musique aussi, même si je me suis amusée à jeter des petits papiers dans les cheveux de notre chère flutiste Alexandra.



En arrivant chez moi, le soir, je fais mes devoirs. Personne dans la maison. Léa à sa pratique de danse, Sabrina chez notre cousine de son âge, Xavier au soccer, Yannick chez son ami, Jonathan chez sa blonde, Nicolas partit à St-Je-Sais-Plus-Quoi pour une sortie, Émilie chez sa gardienne, les parents au boulot… la sainte paix ! J’en profite pour parler avec Marilyne au téléphone. L’inviter serait trop risqué, alors je me contente de lui parler.



Le lendemain, quelque chose d’étrange survient. Je suis à la première période et je suis la première arrivée. J’ai décidé de me rendre à l’école avec mon frère, qui partait en voiture. J’arrive avec mon violoncelle mais je me suis arrêtée avant d’entrer. Zahia tenait une lettre et tremblait de tout son être. Je suis entrée discrètement et elle a sursauté quand elle m’a vue. Elle a prestement rangé sa lettre.

-Ah ! Tu m’as fait peur. Tu es bien matinale !

-Mon frère a une voiture et il fallait qu’il arrive tôt…

Je me suis assise et j’ai commencé à sortir mon instrument. Pendant qu’elle est de dos, je l’observe, la dévore des yeux.



Mais pourquoi elle tremble ?
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