Jessica Administratrice


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 | Sujet: Charge virale VIH indétectable... Mer 5 Mar - 17:44 | |
| Charge virale VIH indétectable : le SNEG considère dangeureuse l'étude suisse sur la contamination L'étude suisse sur le caractère non contaminant des personnes séropositives avec une charge virale VIH indétectable n'en finit pas de faire polémique. En tant qu'acteur de prévention de terrain, le SNEG intervient à son tour dans le débat. Pour le syndicat, "la position de Bernard Hirschel est extrêmement dangereuse en termes d’impact sur les comportements de prévention". Le SNEG redoute une généralisation dangereuse : "En passant de l’observation clinique de rares cas de contamination chez des couples sérodifférents hétérosexuels stables et fermés à un message de prévention généralisé, Bernard Hirschel prend une position qui remet en cause toute l’approche de la prévention en direction des personnes séropositives, explique Antonio Alexandre, Directeur National Prévention du SNEG. Un tel discours de santé publique ne peut s’appliquer qu’après avoir levé un certain nombre d’incertitudes et de questions basées sur des éléments cliniques avérés et adaptés à tous les types de sexualités, ce qui n’est pas le cas ici".
"Le risque zéro n’existe pas et le virus ne peut être totalement éradiqué", réaffirme le SNEG qui refuse "d'endosser" les exceptions d'Hirschel, "en tant qu’acteur de prévention responsable". "Nous ne sommes pas prêts à prendre le risque de nous taire en l’absence de véritables études de cohortes protocolisées et du même coup faire prendre des risques majeurs à nos amis, à nos partenaires, à tous les hommes qui sont exposés par leur sexualité et dans leur vie au risque VIH", proclame haut et fort le syndicat .
Contre-exemple
Pour étayer sa prudence, l'équipe de prévention cite d'ailleurs le témoignage de médecins partenaires du SNEG, faisant état d’un couple séro-différent homosexuel suivi par le Dr Jean Derouineau, de l’Institut Alfred Fournier et attaché à l’HEGP, qui est devenu séro-concordant en 2007, à partir du partenaire traité à charge virale indétectable vers son partenaire fixe. "Ces partenaires avaient tous deux décidé de ne pas utiliser de préservatif en informant leur médecin et ce, sur la base de connaissances et de leur évaluation personnelle du risque de la transmission du VIH en fonction de la charge virale, rapporte le SNEG qui ajoute :"le génotypage du VIH infectant le partenaire récemment contaminé montre un VIH identique à celui de son partenaire d'une part, et l'analyse de leur sexualité dans les mois précédents d'autre part confirme la transmission de ce virus au sein du couple".
Tout en convenant que la charge virale faible diminue le risque de transmission de VIH sensible aux antirétroviraux actuels, le SNEG Prévention "ne veut pas passer sous silence qu’il existe de nombreux VIH différents et multi résistants, hautement transmissibles". De ce fait, conclut-t-il, le risque pour la santé est donc actuellement croissant, et non décroissant, en cas de rapport sexuel non protégé, et cela même au sein de couples homos séro-différents stables".
www.sneg.org.
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